Après avoir vu les différences de l’arrêt maladie entre freelances et salariés, Hind, co-fondatrice de Wemind, nous explique comment un freelance peut bien se couvrir lors d’un arrêt maladie et quels sont les contrats à éviter.

Il existe des centaines de contrats de prévoyance sur le marché et au sein de ses contrats des dizaines d’options.
L’idéal, c’est de choisir une couverture identique à celle des salariés, c’est à dire avec les garanties suivantes, comme chez Wemind :

  • 100% des revenus maintenus pendant un arrêt maladie quelle qu’en soit la cause (jusqu’à 3 ans)
  • Au bout de 3 ans (et parfois avant), 100% des revenus pour une personne qui est totalement invalide, en fonction du pourcentage d’invalidité sinon
  • En cas de décès : un capital pour la famille

Définir le montant des revenus

La première chose à faire est de définir le montant de revenus que vous allez couvrir. C’est sur cette base que vous serez indemnisé, potentiellement jusqu’à l’âge de la retraite.

Si vous êtes freelance depuis plus d’un an : vous pouvez prendre comme base les revenus de l’année précédente.

Si c’est votre première année d’activité en tant que freelance : vous pouvez faire une estimation des revenus que vous aurez dans l’année.

Attention : vous ne pourrez pas choisir une somme plus élevée que vos revenus réels, c’est interdit par la loi.

Définir le délai de démarrage de la garantie

La garantie Maintien des revenus peut se déclencher à 3 jours, à 2 semaines ou à 1 mois. Plus le délai de démarrage est éloigné, et plus la cotisation diminue. Si vous pensez que vous avez suffisamment d’argent pour « tenir » pendant un mois sans revenu, vous pouvez choisir de diminuer votre cotisation.

Les garanties : ce qu’il faut éviter

Il est difficile d’y voir clair dans les garanties de maintien des revenus, alors voici pour commencer la liste des garanties qui peuvent vous amener à de mauvaises surprises.

Les contrats « Garantie des Accidents de la Vie » ou « Prévoyance Accident »

Ces contrats peuvent paraitre attractifs en raison de leur prix, une dizaine d’euros par mois en général, mais ils ne garantissent pas de maintien des revenus.

Se couvrir en cas d’accident peut sembler être une bonne idée, mais c’est en réalité une fausse bonne idée. Si vous rentrez dans un hopital et que vous faites le tour de toutes les chambres, vous vous rendrez vite compte que l’immense majorité des personnes présentes ne sont pas là pour un accident, mais pour une maladie. Lorsqu’une personne ne peut pas travailler, c’est rarement lié à un accident et souvent lié à une maladie. Si ces contrats sont moins chers, c’est bien parce qu’ils vous couvrent seulement pour les cas les plus rares. Les contrats Garantie des Accidents de la vie sont encore plus restrictifs : ils vous couvrent seulement en cas d’invalidité mais pas en cas d’arrêt maladie, et ils excluent les accidents de la route.

Les contrats qui vous couvrent seulement en cas d’arrêt maladie

Avec ce type de contrat, vous serez bien couvert en cas d’arrêt maladie. Mais au bout de la durée prévue (6 mois ou un an), vous ne serez plus couvert. Et en cas d’invalidité permanente, vous ne serez pas couvert du tout et vous finirez avec le RSA.

Les contrats qui vous couvrent seulement en cas de décès

C’est une bonne chose d’être couvert en cas de décès, mais ce n’est pas suffisant. En cas d’arrêt maladie ou d’invalidité, là aussi, il ne vous restera que les minimas sociaux.

Les garanties pour être bien couvert

Ce que je vous recommande, c’est de choisir une couverture identique à celle des salariés, c’est à dire avec les garanties suivantes comme nous le faisons chez Wemind :

  • En arrêt maladie : 100% des revenus maintenus quelle que soit la cause (accident ou maladie) et ce jusqu’à 3 ans
  • En invalidité : 100% des revenus pour une personne qui est totalement invalide, et en fonction du pourcentage d’invalidité pour les autres cas.
    en cas de décès : un capital pour la famille, et une rente mensuelle pour les enfants

Ces garanties sont celles qui ont été conçues à l’origine pour les salariés. C’est aussi celles qui sont proposées aux indépendants par les professionnels les plus sérieux du monde de l’assurance et des mutuelles.

N.B. : Ici, pour le cas du salarié, nous traitons uniquement le cas d’un salarié ayant plus d’un an d’ancienneté et sous convention Syntec.

Découvrez notre infographie sur les prestations sociales des freelances, en partenariat avec Wemind.