Hind, co-fondatrice de Wemind, aborde aujourd’hui la question de la prévoyance chez les freelances.

La plupart des freelances ont une mutuelle, ce qui est une bonne chose, mais ceux qui ont une couverture arrêt maladie (autrement appelée prévoyance) sont rares. Or, comme nous l’avons vu dans l’article précédent, en cas d’arrêt maladie prolongé, un freelance peut se retrouver au RSA du jour au lendemain.

La différence entre mutuelle et prévoyance :

  • La mutuelle rembourse les frais de santé
  • La prévoyance maintient les revenus

Pourquoi il est important de maintenir ses revenus :

Quand on est malade, on peut être immédiatement confronté à des dépenses imprévues en matière de santé : examens, hôpital, médicaments, kinésithérapie, rééducation… Il peut y en avoir pour des milliers d’euros, mais le régime obligatoire puis la mutuelle paieront une large part. En revanche, la perte de revenus n’est pas couverte par la Sécurité Sociale.

Exemple : un freelance gagne 2000€ par mois et a un accident grave

On peut voir que la courbe des dépenses de santé est élevée au début de l’arrêt maladie. C’est la période qui correspond à une hospitalisation et aux différents soins (kiné, pharmacie, etc…). Ensuite, les besoins en frais de santé vont finir par se stabiliser à quelques milliers d’euros par an. Quelques milliers d’euros représente une somme importante mais cette somme reste inférieure à la perte de revenus et peut être couverte par une bonne mutuelle.

On voit avec l’évolution de la courbe rouge que la perte des revenus est linéaire. Chaque mois, la personne malade n’a plus de revenus pendant que ses charges vont rester fixes : loyer, électricité, nourriture… Ce qui conduit les personnes malades à emprunter de l’argent auprès de leurs proches, puis si la situation continue, à déménager tout en vivant des aides sociales…

Le fait d’avoir une assurance de maintien des revenus (autrement appelée prévoyance) permet de bénéficier de 2 couvertures :

  • 100% des revenus maintenus pendant un arrêt maladie (jusqu’à 3 ans)
  • Au bout de 3 ans (et parfois avant), 100% des revenus pour une personne qui est totalement invalide. Et si l’invalidité est partielle, c’est un pourcentage des revenus qui sera versé.

Pour les cas les plus graves, c’est à dire une invalidité totale, les sommes versées peuvent dépasser le million d’euros, une somme que personne (sauf les millionnaires) n’a sur son compte bancaire. C’est pour cela qu’il est important de mutualiser le risque avec d’autres indépendants.

Exemple :