C’est dans un charmant atelier qu’il partage avec deux amis, l’un photographe, l’autre imprimeur, que j’ai rencontré Arnaud, graphiste. Retour sur notre sympathique échange !

Hello Arnaud ! Parlez-moi un peu de vous :

Hello, je suis graphiste depuis 7 ans. J’ai intégré L’Atelier Met Penninghen en année préparatoire à la suite de laquelle j’ai poursuivi un master en communication visuelle à l’École d’Art Maryse Eloy. Après plusieurs stages et deux ans et demi-passés à la direction artistique d’une société d’édition, je me suis rendu compte que je n’avais pas une vision globale des projets dans lesquels j’étais investi, ce qui était frustrant. J’ai donc décidé de passer à l’étape supérieure et d’être à mon compte. Je suis passé par la case auto-entrepreneur, puis société (Atelier Phoenix®) et heureux d’avoir fait ce choix !

Pouvez-vous me donner votre vision du métier graphiste ?

C’est un métier qui stimule constamment notre créativité. La difficulté est parfois celle de faire comprendre qu’il implique une véritable expertise. En effet, le travail de graphiste n’est pas toujours apprécié à sa juste valeur. C’est un métier très concurrentiel, dans lequel il y a plus d’offre que de demande. Au-delà de ça, c’est un métier qui me passionne, dans lequel je m’épanouis chaque jour et pour lequel il est important de fidélises ses clients, de faire preuve d’une grande réactivité et de toujours assurer un travail soigné.

Vous avez un panel de clients assez large, qui va de la start-up aux grands groupes, pouvez-vous me parler davantage de vos expériences professionnelles ?

Je travaille à la fois pour des start-up mais aussi pour des grands groupes, cela me permet d’avoir un panel varié de demandes et de projets. Cette diversité est vecteur d’épanouissement dans mon métier. Grâce à cela, je suis dans un processus de renouvellement constant.

J’ai eu la chance de travailler avec différences agences et de côtoyer de grands retoucheurs photos, des dieux d’Illustrator et de Photoshop. J’ai eu une expérience au sein d’une agence de relations de presse, la mise en page a été au coeur de mon apprentissage. Indesign n’a presque plus de secret pour moi ! J’ai également eu une expérience dans le milieu de l’édition. Cette expérience a été très formatrice dans la mesure où j’ai eu l’opportunité de développer le pôle création et de mettre en place une multitude d’outils (refonte du site internet, maquettes, newsletters…). J’ai ainsi pu faire évoluer ma façon de travailler et me former sur d’autres logiciels, ce qui me permet d’élargir mon champ d’action et mes offres de prestations.

Quelle est votre approche pour chaque nouveau projet ?

Je privilégie la prise de contact par téléphone car j’estime qu’il est important d’entendre la voix du client. Il est également essentiel de « dégrossir » le projet pour bien comprendre la demande et analyser les problématiques afin d’optimiser le processus de création. Il y a aussi tout un travail de veille concurrentielle afin d’être toujours en phase avec les nouvelles tendances : trouver la typographie qui changera la donne du rendu, les bonnes associations de couleurs. Sans oublier le travail d’iconographie ! Pour ce qui est de la phase méthodologique, je passe en revue les éléments déjà produits par la marque pour laquelle je travaille. C’est important dans la mesure où il s’agit de rester dans une même lignée graphique et éviter une démarcation stylistique trop forte.

Quel est le projet sur lequel vous avez préféré travailler ?

Tous les projets sur lesquels j’ai travaillé jusqu’à présent ont été très intéressants. Dernièrement, j’ai eu l’opportunité de me faire challenger sur la réalisation d’une infographie pour Engie. Il s’agissait de réaliser l’animation HTML5 d’une étude (sur l’énergie solaire) afin de la rendre interactive et didactique. Je me suis éclaté sur cette mission !

Vous travaillez dans de belles conditions, pouvez-vous me parler un peu de votre atelier ? Je suppose que travailler avec des profils complémentaires au sien est un avantage ! De quelle manière mettez-vous en œuvre cette complémentarité de compétences ?

J’ai intégré l’atelier dans lequel je travaille il y a quelques mois. Je travaille avec Richard, qui est imprimeur grand format, spécialisé dans la photo et également investi dans le secteur de l’événementiel. Il y a aussi, Christophe, photographe qui a eu une très longue carrière dans la photographie argentique, essentiellement tournée autour de la nature morte. Dorénavant, et depuis l’arrivée du numérique, il se passionne pour les grands volumes de prises de vues avec le souci permanent de l’esthétique. L’avantage, c’est que je travaille avec deux corps de métier complémentaires au mien. Au début je travaillais de chez moi, mais je suis arrivé à une limite de motivation et d’inspiration car j’avais peu d’échanges. Aujourd’hui, je travaille dans un espace partagé, en interaction constante avec d’autres personnes. Cette belle complémentarité métiers nous permet de nous inspirer les uns et des autres.

Avez-vous des projets personnels sur lesquels vous vous investissez à côté ?

Sur mon temps libre, je crée des séries de posters. J’aime également le cinéma et tout ce qui tourne autour des objets connectés « je suis Geek, mais pas trop ». Récemment, je me suis aussi découvert une attirance pour la culture indoor.

Quels outils/applications recommanderiez-vous à d’autres freelances qui travaillent dans le même secteur d’activité que vous ?

Pour prototyper un site web, je recommande Pinegrow.

Depuis que vous êtes inscrit sur Hopwork, avez-vous eu beaucoup de sollicitations clients ? Combien de projets avez-vous mené ?

Je suis inscrit sur Hopwork depuis environ un an. J’ai eu une soixantaine de sollicitations. Engie a été mon projet le plus marquant. J’ai également travaillé avec Novethic, Sodexo ou encore Natixis.

Qu’appréciez-vous sur Hopwork ?

Hopwork est une chouette plateforme sur laquelle l’humain est placé au centre de tout. Quand tu créés un profil sur Hopwork, c’est l’assurance d’avoir une équipe présente et à tes côtés, qui te passe un petit coup de téléphone de temps en temps pour savoir si tout se passe bien. C’est également la possibilité de passer rencontrer l’équipe dans ses locaux ou bien même de déjeuner avec l’un de ses membres, dans mon cas c’est aussi une rencontre pour échanger et en apprendre davantage sur le métier que j’exerce. En bref, la plus value de Hopwork, c’est l’humain !

Si vous n’étiez pas graphiste, quel aurait été votre job de rêve, votre projet fou ?

J’aurais adoré être ingénieur du son car je suis passionné de musique. J’ai toujours rêvé de travailler dans un studio d’enregistrement.

 

Et pour terminer cette interview… Un petit portrait chinois !

Quel est le vêtement qui vous caractérise le mieux ?

Une chemise.

Si vous étiez un plat ?

Un burrito.

Si vous étiez un objet ?

Un disque dur.

Si vous étiez une chanson ?

Arrival of the birds.

Si vous étiez un film ?

Léon.

Si vous étiez un lieu ?

L’atelier dans lequel je travaille.

Si vous étiez un loisir ?

La musique.

Si vous étiez un pays ?

Les Etats-Unis.

Si vous étiez une ville ?

Phoenix.

Si vous étiez un voyage ?

Cuba.